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Lavage de toison Mérinos – TUTO – (suite)

Après notre article sur le lavage de toison, voici un 2d article sur le lavage des fibres des toisons de Mérinos (du MacoMérinos en l’occurrence) qui ont la particularité d’être grasses et très fines. Leur lavage demande donc quelques précautions supplémentaires. C’est ce que nous allons voir ici.

En réponse aux nombreuses questions que se posent les laveurs, nous avons réalisé un petit mémo qui pourra servir de base à qui souhaite se lancer : vous ne rencontrerez aucune difficulté si vous respectez toutes les étapes comme elles sont décrites, et que vous ne perdez pas de vue que frottage = feutrage.

Alors « on ne touche pas aux fibres » pendant tout le processus et tout se passera bien ;)

Vous trouverez également d’autres recettes sur internet, notamment le tout récent reportage en image de à pleines mains et vous finirez par créer vous-même votre propre recette.

Téléchargez le mémo ici 

et lancez-vous !

Un petit mémo écrit en 2012 et toujours d’actualité.

Marthe Lecapelain – MaillaM’art – MacoMérinos

Lavage de toison en images – TUTO -

C’est de saison, alors voici une manière rapide, efficace et économique de laver la laine avec une toison d’agneau ramenée par mon homme, qui a lui même tondu la bête…
Je n’ai pas de photo de la pauvre bestiole après la tonte, mais j’aurai bien aimé voir sa tronche, vu qu’il ne lui a pas tondu le cou et la tête…


On ne sait pas trop ce que c’est comme race… quelque chose qui se rapproche du karakul, mais je suis hyper contente : la toison est très propre, pas trop grasse et vraiment noire.


1re opération : dessuintage à l’eau de pluie environ 5h.
Pour les bassines : bacs de rangements sans trous.
Et j’utilise toujours mes fameux filets en tissu moustiquaire*… C’est le top : les fibres s’étalent bien dans le bac et on les sort de l’eau facilement. Idéal aussi pour ne pas boucher l’évier (voir plus bas) ou pour égoutter le tout, pendu à un crochet de peintre…


On renouvelle l’opération une seconde fois : notez la différence entre les 2 eaux de lavage.
C’est quasiment clair !


2e opération : dégraissage à l’eau très chaude + liquide vaisselle bio dans l’évier de la cuisine… Même pas peur  !
On verse le liquide vaisselle dans l’eau très chaude.


Là, c’est pas pour faire de la pub, c’est pour vous montrer la quantité de liquide vaisselle que je mets dans l’évier avec l’eau.

Trempage dans l’eau chaude…

On ferme pour garder la chaleur, et on laisse tremper 20 minutes.
20 minutes après, voilà l’état de l’eau.

On met des gants bien épais pour pas se brûler, on sort le filet de l’évier et on le presse pour égoutter.
Puis on rince : on remplit à nouveau l’évier d’eau très chaude (pour éviter un choc thermique qui risquerait de feutrer la laine).

3e opération : l’essorage avec ma botte secrète, l’essoreuse de compèt’ qui tourne à 2800 tours/minute !!!

Avec cuve inox et son leste : une serviette éponge que je mouille et que j’enfourne avec le paquet de laine trempée, pour équilibrer la rotation de la machine.

Tatam !!!
4e opération : séchage au soleil (ancienne mane en métal ramenée de la Rochelle + table d’écolier à laquelle j’ai enlevé le plateau, en guise de support) : garanti en 1/2 heure.

La laine est loin d’être fine, mais elle est vraiment noire !!! Magnifique ! Pourvu qu’elle feutre…

Et direct au cardage, tout ça dans la même journée !

Résultat : 7 nappes (environ 350g) de laine lavée et cardée pour 520g de laine brute…

Voilà, j’espère que ce petit reportage vous aura plu… Vous avez déjà pu le voir sur mon blog, mais il est toujours d’actualité.
Pour les toisons grasses, nous avons publié un tuto spécifique sur le lavage du Mérinos.

Marthe Lecapelain – MaillaM’art – MacoMérinos

*c’est filets sont confectionnés avec morceaux de tissu de moustiquaire de 1mx1m environ, dont les coins de chaque côté opposés sont noués 2 par 2